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L’astronomie du Moyen Âge

Nous définissions ici le Moyen Âge comme étant la période allant de la chute de l’Empire romain d’Orient (476 ÈC) à la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb (1492). Il va sans dire qu’il est impossible de mentionner ici toutes les personnes ayant apporté une contribution, peu importe laquelle, à la science astronomique pendant cette époque. Nous nous contentons d’en sélectionner quelques-uns, sans préjudice aux autres…

499

Aryabhata

Ce mathématicien et astronome indien explique correctement que la Lune réfléchit la lumière du Soleil, avec une méthode (remarquablement précise pour l’époque) pour calculer les éclipses. Il indique que le mouvement diurne des objets célestes est dû à la rotation de la Terre sur elle-même. Sa mesure du jour est presque exacte (neuf millièmes de seconde plus longue que la valeur acceptée aujourd’hui), et il se trompe de seulement trois minutes et vingt secondes de plus dans sa mesure de l’année.

Il écrit l’Āryabhaṭīya (ou Āryabhaṭīyaṃ), dans un style que l’on considérerait aujourd’hui étrange : des vers ! Les sons et syllabes ont des valeurs numériques, et les réciter sert de truc mnémotechnique pour les diverses valeurs astronomiques ou mathématiques comme la durée du mois lunaire ou les sinus et cosinus de certains angles.

B. L. van der Waerden croit que l’Āryabhaṭīya est influencé par un système héliocentrique sous-jacent « caché », mais Noel Swerdlow réfute cette hypothèse, citant Aryabhata lui-même.

Aryabhata fait commencer le jour à minuit plutôt qu’au lever du Soleil, comme il était pratiqué à l’époque. Il estime la circonférence de la Terre à 39 967 km, très près de la valeur moderne.

Dans une autre sphère d’activités, Aryabhata est un des principaux mathématiciens à l’origine des fonctions trigonométriques modernes (sinus, cosinus, et tangente). Les noms indiens des deux premières sont jya et kojya, repris en arabe par jaib et kojaib. Le premier de ces termes fut mal lu par Gérard de Crémone qui les traduisit en latin ; il crut lire jiba (probablement parce que l’arabe n’écrit pas les voyelles), signifiant « repli », qu’il traduisit par « sinus ». De là, kojya/kojaib devint « cosinus ».

आर्यभट, 476–550

v. 500

Surya Siddhanta

Ce traité d’astronomie hindoue estime (indirectement) les diamètres planétaires à une précision remarquable pour l’époque, bien avant que les télescopes ne révèlent les vraies tailles de ces objets. Les dimensions de Mercure et de Saturne sont erronées de seulement 1 % ; l’erreur est plus grande pour Mars (11 %). Les tailles de Vénus et Jupiter sont clairement erronées, mais en les doublant, on arrive à environ 6 % d’erreur seulement… Certains historiens (modernes) de l’astronomie supposent que cela viendrait d’une plus grande connaissance astronomique, voire technologique, des humains ayant vécu à cette époque ou avant, et qui aurait été perdue — d’où la raison pour laquelle on ne retrouve aujourd’hui aucun écrit ou autre document qui confirmerait cette hypothèse.

v. 550

Varāhamihira

Écrit qu’il est de la nature de la Terre d’attirer les choses vers elle ; ce serait une des premières formes de la théorie de la gravité.

505–587

v. 775

al‑Fazārī

Avec son père et Yaʿqūb ibn Ṭāriq (يعقوب بن طارق) [† v. 796, Bagdad] et sur ordre du calife, il traduit le texte astronomique indien Brāhmasphuṭasiddhānta de Brahmagupta [fl. 7e siècle] en arabe ; c’est le Az‑Zīj ʿalā Sinī al‑ʿArab ou le Sindhind. Le document sert probablement de transmission des chiffres indiens à l’Islam.

Muḥammad ibn Ibrāhīm al‑Fazārī [†796 ou 806], fils de Ibrāhīm al‑Fazārī [†777 Bagdad].

9e siècle

Ja’far Muhammad ibn Mūsā ibn Shākir est le premier à émettre l’hypothèse que les astres et les sphères célestes sont sujets aux mêmes lois physiques que la Terre, contrairement aux Anciens qui croyaient en l’existence de deux jeux de lois physiques. Il suppose aussi qu’il y a une force d’attraction entre les astres ; un prélude à la loi de l’attraction universelle de Newton.

v. 850–950

Thābit mentionne la trépidation, mentionnée par Théon d’Alexandrie. La trépidation est un aller-retour du mouvement de précession sur une période de 640 ans (1° par 80 ans sur 8°). On lui donne maintenant une période de 7000 ans, et le mouvement a lieu sur la huitième ou neuvième sphère de Ptolémée. Les Tables Alphonsines lui donnent même une période de 49 000 ans. Thābit a determiné la durée de l’année sidérale comme étant 365 j 6 h 9 min 12 s (une erreur de 2 secondes). Thābit rejette les idées Peripatétiques et Aristotéliennes d’une « endroit naturel » pour chaque élément. Thābit traduit et révise Euclide et Ptolémée.

Ibn al‐Ādamī [fl. v. 925, Bagdad] — ou Ibrahim ibn Sinan ibn Thābit ibn Qurra [908, Bagdad–946 Bagdad], ou encore al‑Ṣābiʾ Thābit ibn Qurra al‑Ḥarrānī (ثابت بن قرة‎‎, en latin Thabit/Thebit/Thebith/Tebit) [826, Harran (Turquie moderne)–18 février 901, Bagdad], son grand-père

Fin du 9e siècle

Albumasar

Développe un modèle planétaire interprété comme étant héliocentrique par certains analystes ultérieurs, puisque les révolutions planétaires sont données comme héliocentriques. Sa théorie planétaire n’a pas survécu, mais ses données astronomiques sont plus tard consignées par al‑Hashimi, Abū Rayhān al‑Bīrūnī, et al‑Sijzi.

Abū Maʿšar Ǧaʿfar ibn Muḥammad ibn ʿUmar al‑Balḫī (أبو معشر جعفر بن محمد بن عمر البلخي) [10 aout 787, Balkh (Afghanistan moderne)–9 mars 886, Wāsiṭ (Irak moderne)]

v. 900

Albategnius

Découvre le mouvement de l’apogée du Soleil. Son Kitāb az‑Zīj al‑Sabi (« Livre des tables sabéennes »), composé de 57 chapitres et traduit en latin sous le titre de De Motu Stellarum par Platon de Tivoli (Plato Tiburtinus) en 1116 (imprimé en 1537 par Melanchthon, annoté par Regiomontanus), fournit des descriptions de divers quadrants et a considérablement influencé l’astronomie européenne. Le livre est cité par Copernic (pas moins de 23 fois !), qui nomme son auteur Machometi Aracenfis. Albategnius détermine la durée de l’année tropique comme étant 365 j 5 h 46 min 24 s, seulement 2 min 21 s trop court. Il corrige certains résultats de Ptolémée. Certaines de ses mesures sont même plus précises que celles prises par Copernic plusieurs siècles plus tard. Il introduit la trigonométrie, sans connaitre l’Aryabhata. Il adopte un taux uniforme de précession, sans utiliser la trépidation.

Estime la précession à 54,5″/an (1° en 66 ans) et l’obliquité de l’écliptique à 23° 35′.

Environ 650 ans plus tard, Copernic le mentionne pas moins de 23 fois dans De Revolutionibus Orbium Cœlestium ainsi que dans son Commentariolus.

Abū ʿAbdullāh Muḥammad ibn Jābir ibn Sinān ar‑Raqqī al‑Ḥarrani aṣ‑Ṣabiʾ al‑Battānī (محمد بن جابر بن سنان البتاني) [< 858, Harran (Turquie moderne)–929, Qasr al‑Jiss (Irak moderne)].

v. 950

Ma Yize

Introduit l’astronomie islamique en Chine. Directeur d’un observatoire gouvernemental en 961, nommé par l’empereur Song Taizu.

Ma Yize (馬依澤 en chinois traditionnel, 马依泽 en chinois simplifié) [v. 910–1005].

v. 964

al‑Sufi

L’astronome perse Abd al‑Rahman al‑Sufi (« Azophi » en Occident) est le premier à mentionner la galaxie d’Andromède, qu’il décrit comme un « petit nuage » dans son Livre des étoiles fixes (كتاب صور الكواكب‎ ; kitab suwar al‑kawakib) — toutefois, il semble que les astronomes d’Isfahan connaissaient bien l’objet, très probablement avant 905. Il mentionne aussi le Grand nuage de Magellan, qui est visible du Yémen, mais pas d’Isfahan où il se trouve ; ce n’est qu’avec les voyages de Magellant que les Européens apprennent l’existence de cet objet, au 16e siècle. Ce sont les premières galaxies autres que la Voie lactée à être observées depuis la Terre. Il est possible qu’il mentionne aussi le nuage stellaire d’Omicron Velorum (ο Vel) comme une « étoile nébuleuse ».

al‑Sufi mentionne aussi un « objet nébuleux » dans notre Petit Renard ; c’est l’astérisme du Cintre, parfois aussi appelé « amas d’al‑Sufi » ou l’« amas de Brocchi » (surtout en anglais), et étant aujourd’hui désigné Collinder 399 suite au travail de Per Collinder en 1930.

al‑Sufi traduit en arabe plusieurs textes astronomiques helléniques qui se trouvaient à Alexandrie — c’est la première tentative de recouper les constellations et noms d’étoiles grecs avec leur équivalent traditionnel arabe, souvent différents et compliqués.

al‑Sufi note l’inclinaison du plan de l’écliptique par rapport à celui de l’équateur. Il décrit aussi plus de 1000 usages pour l’astrolabe, que ce soit pour l’astronomie, l’astrologie, les horoscopes, la navigation, l’arpentage, la chronométrie, trouver la direction de la qibla, les prières salat, etc.

Dans le Livre des étoiles fixes, al‑Sufi reprend les positions stellaires de l’Almageste de Ptolémée, mais y ajoute 12° 42′ pour corriger pour la précession. Ses estimations de magnitude sont souvent différentes de celles de l’astronome grec.

’Abd al‑Rahman al‑Sufi (en farsi : عبدالرحمن صوفی‎ ; en arabe : أبوالحسين عبدالرحمن بن عمر الصوفي‎) [7 décembre 903, Rey (Iran moderne)–25 mai 986, Shiraz (Iran moderne)]

v. 980

al‑Sijzi

Propose que la Terre tourne sur son axe. Invente un astrolabe, appelé “ al‑zūraqī », dont le concept est basé sur l’idée que la Terre tourne sur elle-même.

Invente un appareil (al‑zūraqī) dérivé de l’astrolabe, basé sur l’idée que la Terre tourne (sur elle-même selon Wikipedia ; autour du Soleil selon d’autres sources, même selon certaines pages de Wikipedia).

Abu Sa’id Ahmed ibn Mohammed ibn Abd al‑Jalil al‑Sijzi (ابوسعید سجزی‎‎) [v. 945/951, Sakastan (Afghanistan/Iran/Pakistan modernes)–v. 1020/1024], aussi appelé al‑Sinjari et al‑Sijazi (ابوسعید سجزی‎‎) — al‑Sijzi est un raccourci de « al‑Sijistani ».

v. 1000

al‑Bīrūnī

Contribue à l’introduction de la méthode scientifique expérimentale en physique (et, du coup, en astronomie). Selon au moins un site web (krysstal.com), il considère que la Voie lactée est formée de multiples étoiles trop faibles et trop rapprochées les unes des autres pour être distinguées à l’œil nu (toutefois, aucune mention n’est faite de cela sur Wikipédia).

Indique avoir rencontré plusieurs astronomes indiens qui croient en l’hypothèse héliocentrique pour le système solaire.

Étudie la thèse de la rotation et de la révolution de la Terre, comme l’avaient fait avant lui Aristarque de Samos (−300) et Séleucos de Babylone (−200). Mentionne la force d’attraction que la Terre exerce sur les corps. Calcule le rayon de la Terre à 6339,6 km (résultat utilisé en Europe jusqu’au 16e siècle). Il est fait comparaison du géocentrisme et de l’héliocentrisme dans trois de ses livres : Étude des idées de l’Inde, qui mentionne que cette idée est évoquée par Âryabhata et est très plausible ; Astrolabe, qui fait une étude comparative des deux hypothèses, sans prendre parti ; et Le canon Mas’udi, qui conclut que la terre est immobile.

Suggère que la Voie lactée est « une collection d’innombrables fragments de la nature des étoiles nébuleuses ».

Afzal Muḥammad ibn Aḥmad Abū al‑Reḥān al‑Bīrūnī ou Abū Rayḥān Muḥammad ibn Aḥmad al‑Bīrūnī (Chorasmien/Farsi : ابوریحان بیرونی‎‎, Abū Rayḥān Bērōnī) [4/5 septembre 973, Kath (Ouzbékistan moderne)–13 décembre 1048 ou v. 1052, Ghazni (région de l’Ouzbékistan et de l’Afghanistan modernes)].

v. 1025

Alhazen

Écrit al‑Shukūk ‛alā Batlamyūs (« Doutes sur Ptolémée »), qui critique l’Almageste, les Hypothèses planétaires, et l’Optique du savant grec. Les problèmes, selon Alhazen, sont empitiques, observationnels, et expérimentaux ; de plus, il lui reproche de relier des mouvements physiques réels à des points, des lignes, et des cercles mathématiques imaginaires. Il est le premier à rejeter l’équant et l’excentrique.

Alhazen est aussi un pionnier de la méthode scientifique (une hypothèse doit être prouvée par une expérience), et il considère que les corps célestes « répondent aux lois de la physique ». Pour lui, la Terre est sphérique et tourne sur son axe, mais est au centre de l’Univers.

Il est aussi le premier à dire que l’on voit les choses parce que la lumière est réfléchie par les objets jusqu’à nos yeux.

Il estime que la Voie lactée est très distante, puisqu’elle ne bouge pas par rapport aux étoiles fixes.

Abū ʿAlī al‑Ḥasan ibn al‑Ḥasan ibn al‑Haytham (أبو علي، الحسن بن الحسن بن الهيثم‎ en arabe ; بوعلی محمد بن حسن بن هیثم‎ en perse/farsi) [v. 965, Basra (Irak moderne)–v. 1040, le Caire).

v. 1050

al‑Zarqālī

Estime la dérive de l’apogée solaire à 12,04″/an (réalité : 11,77″/an). Corrige la taille de la Méditerranée à 42°, tandis que Ptolémée l’estimait à 62°.

Invente un nouveau type d’astrolabe universel, l’azafea (al‑ṣafīḥā al‑zarqāliyya ; saphea en latin, ou parfois saphea arzachelis), permettant l’utilisation de l’appareil sous n’importe quelle latitude. al‑Zarqālī est probablement aussi à l’origine d’une forme d’équatoire (equatorium en latin), appareil constitué de disques de papier (ou autre matériel) pivotant les uns sur les autres et permettant de déterminer les positions planétaires.

Note que la trajectoire du centre de l’épicycle primaire de Mercure (dans le modèle de Ptolémée, qu’al‑Zarqālī continue de suivre) n’est pas circulaire, mais ovale et ressemble à un pignon (noix de pin). Cela est erronément interprété par certains auteurs modernes comme préfigurant le modèle des orbites elliptiques de Kepler, mais al‑Zarqālī n’utilise aucune ellipse dans ses travaux, ni ses contemporains du Maghreb ou de la péninsule ibérique. Toutefois, on doit saluer son audace de dériver ne serait-ce qu’un peu du modèle « cercles seulement » de Ptolémée.

Il calcule les Tables de Tolède v. 1080 avec de collaborateurs inconnus ; ce seront les plus précises de l’époque, et elles le resteront pendant encore 200 ans.

Son nom est parfois latinisé/francisé/anglicisé en Arzachel.

Abū Isḥāq Ibrāhīm ibn Yaḥyā al‑Naqqāsh al‑Zarqālī [1029, Tolède–1087, Séville ou Cordoue, Espagne moderne] L’Espagne est alors sous domination musulmane ; sa famille est d’origine wisigothe et convertie à l’Islam. Son nom proviendrait peut-être de ses yeux d’un bleu intense (« zarco » en espagnol, de l’arabe hispanique زرقاء (zárqa’), de l’arabe classique أزرق (ʼazraq). Une autre source indique que « al‑Naqqāsh » dans son nom signifie « le graveur », puisqu’il gravait des astrolabes.

v. 1160

Aristippe

Reçoit entre 1158 et 1160 une copie grecque de l’Almageste, qu’il est le premier à traduire en latin. Le manuscrit original se trouve aujourd’hui à la Biblioteca Marciana à Venise.

Henri Aristippe [1105/1110, Santa Severina ou Catane–1162, Palerme].

v. 1125

Avempace

Suggère que la Voie lactée est faite de multiples étoiles qui se touchent presque et qui donnent l’impression d’un objet continu (khayâl muttasil) à la surface de la sphère qu’il décrit comme étant faite d’un matériau (takhawwum) qui s’agite à cause de l’élément éthéré. Il cite à preuve une observation de la conjonction de Jupiter avec Mars en 1106/1107 (500 AH), au cours de laquelle les deux planètes ont pris la forme d’une figure allongée, ce qu’il déduit être le résultat de la diffraction atmosphérique (in‛ikâs).

Ibn Bâjja (en arabe : ابن باجه‎‎), de son nom complet Abû Bakr Muḥammad Ibn Yaḥyà ibn aṣ‑Ṣâ’igh at‑Tûjîbî Ibn Bâjja al‑Tujibi (أبو بكر محمد بن يحيى بن الصائغ). [v. 1085/1095, Saragosse–1138, Fès (Maroc moderne) ou en Andalousie]

v. 1140

Jābir

Écrit Iṣlāḥ al‑Majisṭi (« Correction de l’Almageste »), la première critique de l’ouvrage de Ptolémée dans l’islam de l’ouest. Un des principaux changements est qu’il place les orbites de Mercure et de Vénus au-delà de celle du Soleil, plutôt qu’entre la Lune et le Soleil.

Beaucoup du matériel sur la trigonométrie sphérique de Des triangles de Regiomontanus (v. 1463) est pris directement des travaux de Jābir, sans lui donner crédit.

Abū Muḥammad Jābir ibn Aflaḥ (en arabe : أبو محمد جابر بن أفلح‎) [1100, Séville–1150, Séville]

1150

Gérard de Crémone

Insatisfait de ce qu’il apprend de ses professeurs italiens, et cherchant sans succès une version originale de l’Almageste de Ptolémée en grec plutôt qu’une copie en latin, il se rend à Tolède (qui vient d’être libérée de la domination musulmane en 1085 par Alphonse VI de Castille) et y apprend l’arabe pendant sept ans, question de pouvoir traduire la copie en arabe qu’on lui présente éventuellement. Il y prend gout et traduite 71 ou 87 autres documents (selon les sources consultées) dont De Caelo et Mundo (« Du ciel et de l’univers ») par Aristote. Il reprend les Tables de Tolède. Grâce à lui, beaucoup de documents qui n’existaient alors qu’en arabe seront enfin traduits en latin, permettant leur diffusion en Europe.

Gherardo da Cremona en italien ; Gerardus Cremonensis en latin [v. 1114 Crémone–1187 Tolède]

v. 1230

Robert Grossetête

Entre 1220 et 1235, il écrit plusieurs traités scientifiques dont De sphera sur l’astronomie et De iride sur l’arc-en-ciel. Il joue un rôle prépondérant dans le développement de la méthode scientifique. Dans De iride, il écrit : « Cette partie de l’optique, lorsque bien comprise, nous monter comment nous pouvons faire en sorte que des objets lointains nous apparaissent comme s’ils étaient près, et des gros objets rapprochés apparaissent très petits, et comment nous pouvons faire en sorte que des petits objets nous apparaissent de n’importe quelle taille, de sorte que nous puissions lire les plus petites lettres à des distances incroyables, ou compter les grains de sable, ou les graines, ou n’importe quel autre petit objet » — cela préfigure peut-être le télescope et le microscope…

[v. 1175, Stow–9 octobre 1253, Buckden]

v. 1230

Johannes de Sacrobosco

De sphæra mundi (« De la sphère du monde » au sens d’univers) ou Tractatus de sphæra, basé sur l’Almageste, incorpore des idées additionnelles de l’astronomie islamique ; le document sera utilisé pendant des siècles en Europe. Sacrobosco y présente un système complexe de sphères, l’univers étant une véritable machine. La Terre est sphérique, ce qu’il démontre en indiquant que les étoiles se lèvent et se couchent plus tôt, et que les éclipses lunaires se produisent plus tôt pour les peuples plus à l’est ; que les étoiles près du pôle nord céleste sont plus hautes dans le ciel des populations nordiques, et que les populations méridionales peuvent voir d’autres étoiles ; qu’en mer, on peut voir plus loin en grimpant au haut d’un mât ; et que l’eau cherche à reprendre sa forme naturelle sphérique, comme une goutte.

v. 1260

al‑Ṭūsī

Convainc Houlagou Khan (Hülegü ; petit-fils de Gengis Khan) de construire un observatoire pour y calculer des tables astronomiques précises. L’observatoire de Rasad Khaneh sera construit en Azerbaïdjan moderne, au sud de la rivière Aras, et à l’ouest de Maragha, la capitale de l’Empire ilkhanide naissant. Ce seront les Tables ilkhanides (Zij‑i ilkhani)

Son modèle du système solaire est des plus avancés, et Copernic s’en sert même pour développer son système héliocentrique. Il invente une technique géométrique appelée couple de Tusi (ou théorème de La Hire suite à sa republication en 1706) qui engendre un mouvement linéaire à partir de deux mouvements circulaires. Cela remplace l’équant de Ptolémée pour plusieurs planètes, mais al‑Ṭūsī ne trouve pas de solution pour Mercure. Il considère aussi la Voie lactée comme étant formée d’étoiles très nombreuses, trop faibles et trop rapprochées les unes des autres pour être distinguées à l’œil nu.

Khawaja Muhammad ibn Muhammad ibn Hasan Tūsī (en farsi : محمد بن محمد بن الحسن طوسی‎) [18 février 1201, Ṭūs (Iran moderne)–26 juin 1274, district al‑Kāżimiyyah de Bagdad], plus souvent appelé Naṣīr al‐Dīn al‐Ṭūsī (en farsi : نصیر الدین طوسی‎) ou Naṣīr ad‐Dīn ad‐Ṭūsī.

v. 1325

Ibn Qayyim al‑Jawziyya [1292–1350] suggère que la Voie lactée est « une myriade de petites étoiles empilées l’une sur l’autre dans la sphère des étoiles fixes ».

1377

Nicole Oresme

Publie le Livre du ciel et du monde (ou Traité…) qui fait le pour et le contre du concept de rotation de la Terre sur elle-même. Il est « plus économique » que la Terre tourne plutôt que la grande sphère des fixes, mais Oresme adhère néanmoins à l’idée d’une Terre fixe.

Lance l’idée des nombres irrationnels, qui ne peuvent être réduits à des fractions de nombres entiers, et qui incluent très probablement le rapport des durées du jour et de l’année, de même que les périodes du mouvement de la Lune et des planètes. De là, les conjonctions et oppositions planétaires ne se répètent donc jamais exactement de la même façon.

Oresme critique l’astrologie et indique savoir qu’il ne sait rien. Selon lui, aucune expérience ne peut décider si le ciel se déplace d’est en ouest ou si la Terre se déplace d’ouest en est : on ne peut que constater un mouvement relatif, rien de plus. Il soutient que la couleur et la lumière sont de même nature, la couleur n’étant que de la lumière blanche brisée et reflétée : « les couleurs font partie de la lumière blanche ».

[nikɔl ɔʁɛm] [v. 1320/1325, Fleury-sur-Orne (alors «Allemagnes»)–11 juillet 1382, Lisieux]

1437

Oulough Beg

Grâce à un gnomon de 50 m de haut et à des mesures prises sur plusieurs années, le Grand Prince de Samarcande détermine la durée de l’année sidérale à 365 j 6 h 10 min 8 s (en excès de 58 s sur la réalité). Il mesure également l’année tropique à 365 j 5 h 49 min 15 s, soit 25 s de plus que la réalité (Copernic, plus de 100 ans plus tard, aura 30 s de plus que la réalité). Il mesure aussi l’inclinaison de la Terre à 23,52°

Petit-fils du conquérant turco-mongol Tamerlan, il fait construire l’observatoire astronomique de Samarcande (aussi appelé Gurkhani Zij) entre 1424 et 1429, qui sera équipé d’instruments géants, dont un sextant d’un rayon de 36 m, et un quadrant de 40,4 m ! Détruit en 1449 après la mort d’Oulough Beg (mais l’astronomie restera un sujet d’étude à Samarcande pendant encore environ 75 ans), l’observatoire sera remis au jour en 1908 par V.L. Vyatkin, qui avait fait de cette recherche l’œuvre de sa vie. On y voit la partie souterraine d’un gigantesque sextant qui était à l’époque orienté vers le méridien du lieu. Ses tables sont une étape de la connaissance astronomique universelle.

Du travail d’Oulough Beg, il résulte les Tables sultaniennes (Zīj‑i Sultānī ou zij‑e soltâni ; en perse : زیجِ سلطانی), qui contiennent la position de plus de 1000 étoiles, dont le nom de plusieurs jamais décrites auparavant reste encore utilisé de nos jours, sont les plus précises et les plus complètes, surpassant les travaux de Ptolémée, le Livre des étoiles fixes d’al‑Sufi, et le Zīj‑i Īlkhānī de l’observatoire de Maragha (perse : زیجِ ایلخانی‎‎), publié en 1272. Oulough Beg continue de les améliorer jusqu’à sa mort en 1449. Ce n’est qu’au 16e siècle que les travaux de Taqi al‑Din et Tycho Brahe surpassent ces tables.

Mīrzā Muhammad Tāraghay (« l’Alouette ») bin Shāhrukh (en chagatai : میرزا محمد طارق بن شاہ رخ, en farsi : میرزا محمد تراغای بن شاہ رخ‎‎), mieux connu sous le surnom de Oulough Beg (الغ‌ بیگ), « le Grand Prince » [22 mars 1394, Sultaniya (Iran moderne)–27 octobre 1449, Samarcande (Ouzbékistan moderne)]

v. 1450

al‑Qushji

Disciple d’Oulough Beg, il fournit des preuves empiriques de la rotation de la Terre, en se basant sur l’observation de comètes. Selon lui, « l’astronome n’a pas besoin de la physique aristotélicienne et devrait en fait établir ses propres principes d’observation indépendamment des philosophes naturels », et les astronomes n’ont pas à suivre la notion aristotélicienne du mouvement circulaire uniforme.

Il fut le premier acteur de la survie du travail des astronomes de Samarcande, d’abord en transmettant à Istanbul le savoir-faire acquis et ensuite, comme il avait apporté avec lui un manuscrit des Tables, en étant l’instrument de leur diffusion. Il ouvre la porte à l’héliocentrisme.

Ala al‑Dīn Ali ibn Muhammed al‑Qushji [1403, Samarcande–16 décembre 1474, Istanbul] (`alâ’ ’ad‑dîn : « élévation de la religion » en arabe) [علی قوشچی].

Références

Wikipédia en français

Al-Battani. (2016‑12‑01). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Battani

Al-Biruni. (2017‑01‑05). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Biruni

Al-Zarqali. (2017‑01‑16). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Zarqali

Ma Yize. (2013‑03‑18). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma Yize

Henri Aristippe. (2016‑11‑28). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri Aristippe

Tables de Tolède. (2016‑04‑11). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Tables de Tolède

Ulugh Beg. (2016‑04‑19). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 6 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulugh Beg

Wikipedia en anglais

A Treatise on the Astrolabe. (2016‑05‑16). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 6 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/A Treatise on the Astrolabe

Abū Ishāq Ibrāhīm al-Zarqālī. (2017‑02‑04). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 6 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Abū Ishāq Ibrāhīm al-Zarqālī

Abu Maʿshar. (2017-01-18). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 6 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Abu Maʿshar

Al-Battani. (2017-02-04). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 6 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Al-Battani

Al-Birjandi. (2016-09-22). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 6 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Al-Birjandi

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Autres

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