ACCUEIL CONFÉRENCES ARTICLES MAGAZINE HISTOIRE VIDÉOS CONTACT NOUVELLES ÉDITORIAUX LIENS ENGLISH

L’astronomie de la Renaissance

La Renaissance est définie ici comme la période allant de la « découverte » de l’Amérique jusqu’à Galilée, donc 1492 à 1609. On n’a pas le choix de déborder un peu…

v. 1440

Le cardinal Nicolas de Cues suppose que la Terre tourne autour du Soleil, que chaque étoile est un autre soleil, que les corps célestes ne sont pas nécessairement sphériques, et que les orbites ne sont pas nécessairement circulaires. Nicolas ne développe pas son idée en véritable théorie, mais selon lui, la différence entre la théore et ce que l’on observe s’explique par le mouvement relatif.

Il parle aussi de la pluralité des mondes et croit que l’Univers est infini, sans centre ni pourtour.

[1401, Cues (Bernkastel-Kues, Allemagne moderne)–11 aout 1464, Todi (Italie moderne)]. Vrai nom de famille Krebs ou Cryfftz.

v. 1440

Peuerbach constate comme d’autres le décalage croissant entre l’année solaire et le calendrier julien. Devient astronome à la cour du roi Ladislas de Hongrie. Se rend compte des points faibles du système de Ptolémée ; révise l’Almageste dans une nouvelle traduction, à partir de l’original grec. Tabulae Eclipsium, 1459, avec Regiomontanus, suite à l’observation en 1457 d’une éclipse qui se produit huit minutes plus tôt que prédit par les Tables alphonsines. Pour mesurer l’heure, ils utilisent la hauteur des étoiles Alcyone et Arcturus. Peuerbach semble être le premier à mesurer la distance des comètes, par la parallaxe. Instruments pour déterminer la vraie nouvelle lune et la vraie pleine lune. Anneau solaire, cadran solaire pliable : révolutionnaires.

Les conférences sur l’astronomie qu’il donne à l’Université de Vienne sont transcrites par Regiomontanus, qui les publie sous le titre Theoricae Novae Planetarum vers 1470.

Georg von Peuerbach (Georg Aunpekh) [30 mai 1423, Peuerbach–8 avril 1461, Vienne].

v. 1460

Regiomontanus

Entré à l’Université de Leipzig à 11 ans, il critique la traduction de l’Almageste faite par George de Trebizond, et démontre ses imprécisions dans Epytoma In Almagesti Ptolemei. Avec Bernhard Walther, il observe une comète en 1472 et tente de déterminer sa distance avec la parallaxe. Termine la traduction de l’Almageste après la mort de Peuerbach. En 1475, il retourne à Rome pour travailler, avec le pape Sixte IV, sur la réforme du calendrier, mais il meurt avant de terminer.

Johannes Müller von Königsberg [6 juin 1436, Unfinden (Allemagne moderne)–6 juillet 1476, Rome]. Latinise son nom en Ioannes de Monte Regio ; « Regiomontanus » ne sera utilisé pour la première fois que par Philipp Melanchthon en 1534, 58 ans après la mort de Regiomontanus.

v. 1525

Fracastor

Observe que la queue des comètes est orientée à l’opposé du Soleil.

Son modèle du système solaire ne comporte pas moins de 79 sphères ! Il y en a 8 pour le mouvement d’ensemble du Soleil et des planètes, 6 pour le mouvement diurne et la précession, 10 pour Saturne, 11 pour Jupiter, 9 pour Mars, 4 ou 6 pour le Soleil (selon la version ; c’est plus précis avec 6), 11 pour Vénus, 11 pour Mercure, 6 pour la Lune, et 1 pour le monde sublunaire. Ouf !

Fracastor publie ce système dans Homocentricorum Sive De Stellis Liber (« Homocentricité, ou le livre des étoiles ») en 1538.

Girolamo Fracastoro Hieronymus Fracastorius (ou Jérôme Fracastor) [v. 1476/1478 ou 1483, Vérone–6 aout 1553, Incaffi].

1536

Giovanni Battista Amici

Dans son De Motibus Corporum Coelestium Iuxta Principia Peripatetica Sine Eccentricis Set Epicyclis, publié à Venise en 1536/1537 et à Paris en 1549, Amici présente un système plus simple : selon lui, « la nature ne connait ni épicycles ni excentriques ».

À noter que les prismes d’Amici ont été inventés par un autre Giovanni Battista Amici quelque 300 ans plus tard…

[1511/1512, Cosenza–1538, Padoue]

1540

Apianus

Apianus fut l’un des premiers à proposer d’observer la Lune pour déterminer la longitude. Tipus Orbis Universalis en 1520 ; Cosmographicus Liber (1524), très populaire et respecté, est réimprimé au moins 30 fois et traduit dans 14 langues ; Cosmographiae Introductio en 1529. Première représentation des constellations des Bédouins (1533) : la Grande Ourse est une vieille femme avec trois jeunes femmes ; le Dragon, quatre chameaux ; Céphée, un berger avec ses moutons et son chien.

En 1531, il observe que la queue d’une comète n’est pas dirigée vers le Soleil, indépendamment de Fracastor.

En 1540, Apianus imprime son Astronomicum Caesareum. L’ouvrage, dédié à Charles Quint, lui vaut d’être nommé mathématicien royal, avec une prime de 3000 florins d’or ; toutefois, en 1549, la somme n’est toujours pas payée… L’ouvrage est l’un des premiers livres d’astronomie à contenir des graphiques, et contient des cadrans solaires et des volvelles.

Peter (von) Bennewitz ou Bienewitz, latinisé en Petrus Apianus [16 avril 1495, Leisnig–21 avril 1552, Ingolstadt].

1543

Nicolas Copernic

Doutant de l’exactitude du modèle de Ptolémée, par lequel sont calculées les positions des planètes qui ne concordent pas parfaitement avec les observations, il apprend qu’un certain Aristarque de Samos, entre autres, croyait que la Terre tournait autour du Soleil. Commence à en parler dans son Commentariolus, manuscrit qu’il distribue à quelques proches dès environ 1510 (mais avant 1514). Le document de 40 pages (perdu après la mort de Copernic, jusque dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle) présente sept points :

  1. Les corps célestes n’orbitent pas tous autour d’un point unique ;
  2. Le cenrte de la Terre est le centre de la sphère lunaire ;
  3. Toutes les autres sphères, y compris la Terre, tournent autour du Soleil, qui est le centre de l’Univers ;
  4. La distance Terre–Soleil est si insignifiante par rapport à la distance aux étoiles fixes, que la parallaxe de celles-ci est trop faible pour être observée ;
  5. Les étoiles sont immuables, et leur mouvement journalier est dû à la rotation de la Terre ;
  6. Le mouvement de la Terre autour du Soleil cause le mouvement apparent du Soleil sur le fond stellaire. La Terre a plus d’un mouvement ; et
  7. Le mouvement orbital de la Terre autour du Soleil cause le renversement apparent de direction du mouvement des planètes.

Copernic hésite à publier une version plus complète de son modèle héliocentrique, mais Georg Joachim de Porris, aussi appelé Rheticus [1514–1574] présente l’idée dans son De libris revolutionum Copernici narratio prima en 1540. Éventuellement, Rheticus convainc Copernic de publier son œuvre finale complète, De revolutionibus orbium coelestium (« Des révolutions des orbes célestes »).

Le premier livre de De revolutionibus indique que l’Univers est sphérique, la terre et l’eau constituant un globe unique. Les corps célestes, incluant la Terre, ont des mouvements circulaires réguliers éternels. La Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil. Il explique aussi pourquoi les Anciens croyaient que la Terre est au centre, et présente l’ordre des planètes autour du Soleil et leur période de révolution. Il parle aussi de mathématiques.

Le deuxième livre de De revolutionibus énonces les principes d’astronomie sphérique comme prélude de la suite du livre et donne un catalogue des étoiles fixes.

Le troisième livre décrit le travail de Copernic sur la précession et parle des mouvements apparents du Soleil et autres phénomènes apparentés.

Le livre suivant est une description de la Lune et de ses mouvements orbitaux, à la manière du précédent.

Le cinquième livre explique comment calculer les positions des planètes selon le système héliocentrique, avec des tables.

Le sixième livre indique pourquoi les planètes ne sont pas toujours sur l’écliptique.

Presque tous les grands mathématiciens et astronomes de l’époque ont une copie de De revolutionibus, qu’ils lisent et annotent souvent, mais en ignorant la cosmologie du début du livre pour se concentrer sur le nouveau modèle sans équants présenté dans les chapitres avancés. Il y a une ressemblance entre les détails mathématiques décrits dans l’œuvre de Copernic et ceux avancés par l’astronome arabe Ibn al-Shatir.

Pour l’impression de De revolutionibus, Osiander écrit une préface visant à tempérer les propos du livre. Le débat qui s’ensuit est donc modeste, malgré les craintes de Copernic — qui, rappelons-le, n’a plus rien à craindre, étant décédé peu après l’impression.

Copernic s’est installé à Frombork en 1510 ou 1512 et a mené des observations astronomiques de 1513 à 1516 et de 1522 à 1543, avec des instruments primitifs basés sur ceux des Anciens : quadrant, triquetrum, sphère armillaire. Le résultat de ses observations de Mars et de Saturne, ainsi que cinq observations du Soleil en 1515, lui font découvrir la variabilité de l’excentricité de la Terre et du mouvement de l’apogée du Soleil par rapport aux étoiles fixes. Cela entraine des premières révisions à son système qu’il présentait dans le Commentariolus.

Comme on le sous-entend ci-dessus, Copernic n’est pas le premier à parler d’héliocentrisme : Aristarque de Samos [310 AÈC–230 AÈC] l’a fait avant lui, et même Philolaos de Crotone [v. 480 AÈC–385 AÈC] parlait d’un « feu central » (différent du Soleil) autour duquel tout tournait, incluant une anti-Terre ! Copernic mentionne Aristarque dans un manuscrit de De Revolutionibus, mais pas dans l’édition finale. Il aurait aussi pu être influencé par al-Tusi et al-Shatir (pourtant partisans du géocentrisme), et peut-être aussi par Najm al-Dīn al-Qazwīnī al-Kātibī [†1277] et son livre Hikmat al-’Ain.

Si Copernic garde ses résultats pour lui pendant 36 ans, c’est probablement plus par rigueur scientifique que par crainte des répercussions : d’ailleurs, au début de ses travaux, ses observations ne concordent pas avec des orbites circulaires… Il semble aussi que, comme bien des astronomes amateurs d’aujourd’hui, il ait eu à faire face à des problèmes de météo…

Nikolas Kopernig [19 février 1473, Toruń (Pologne moderne)–24 mai 1543, Frombork] ; Nicolaus Copernicus en latin, Mikołaj Kopernik en polonais, Nikolaus Kopernikus en allemand.

v. 1550

Leonard Digges

Celui à qui l’on doit probablement l’invention d’un ancêtre du théodolite (sans lentilles ; dans son livre A Geometric Practice Named Pantometria, publié à titre posthume par son fils Thomas) pourrait aussi être l’inventeur de la lunette d’approche… En effet, dans Pantometria, Thomas écrit qu’il avait un « verre proportionnel » pour voir les objets et gens lointains, entre 1540 et 1559. À la cinquième page de la préface du livre, Thomas écrit :

« Mon père par ses pratiques [laborieuses], assisté de démonstrations mathématiques, a été capable, et plusieurs fois, par des verres proportionnels, dûment placés dans des angles appropriés, non seulement de découvrir des choses lointaines, de lire des lettres, des pièces de monnaie numérotées avec la pièce et l’inscription de celle-ci, jetée par quelques amis dans des champs, mais aussi de dire à sept miles ce qui se faisait à cet instant dans des lieux privés. »

Ces affirmations sont toutefois douteuses, compte tenu de la difficulté de fabriquer des miroirs concaves et — surtout — des lentilles à cette époque.

Digges décrit aussi un instrument pour mesurer à la fois l’altitude et l’azimut. En astronomie, le théodolite sert à déterminer l’azimut par rapport au pôle céleste et la hauteur apparente d’un corps céleste par rapport à l’horizon.

Leonard Digges [v. 1515–v. 1559]

v. 1570

Thomas Digges

La première traduction du livre de Copernic en anglais est faite par lui (dans un appendice de son propre livre), mais il enlève la sphère des étoiles fixes pour rendre l’univers infini, les étoiles se trouvant à des distances variées. C’est aussi lui qui postule le premier le « paradoxe du ciel noir » : si l’univers est infini et contient une infinité d’étoiles, comment se fait-il que l’on ne voit pas de la lumière dans toutes les directions ?

Digges essaie de mesurer la parallaxe de la supernova de 1572, aussi observée par Tycho, et en conclut qu’elle doit se trouver au-delà de l’orbite de la Lune.

Anecdotes : Après sa mort, sa femme a épousé Thomas Russell, un des exécuteurs testamentaires de William Shakespeare. Digges Islands et Cape Digges, dans la baie d’Hudson, ont été nommés en l’honneur de son fils Sir Dudley Digges ; un autre fils, Leonard, est devenu un poète relativement célèbre en son temps.

Thomas Digges [/dɪɡz/] [v. 1546, Wootton–24 aout 1595, Londres]

v. 1580

Giordano Bruno

Bruno est un partisan de l’héliocentrisme et d’un univers infini, sans centre, contenant d’innombrables mondes identiques au nôtre ; pour lui, cela est plus logique philosophiquement : Dieu est infini, alors il ne se serait pas limité à créer un univers fini. Il établit la preuve de la relativité du mouvement : si on lâche une pierre du haut du mât d’un bateau en mouvement, elle tombera toujours au pied du mât, quel que soit le mouvement du bateau par rapport à la rive. Il publie L’Infini, l’Univers et les Mondes en 1584.

Contrairement à Copernic, Bruno ne développe pas de preuves mathématiques, mais il s’affranchit de l’usage de la sphère des fixes.

Condamné pour hérésie après un procès de 7 ou 8 ans, suivant un long exil qui le fait voyager ailleurs en Italie d’abord, mais aussi en France, en Angleterre, et en Allemagne, il est brulé vif en 1600.

Giordano (né Filippo) Bruno [1er janvier 1548, Nola (Italie moderne)–17 février 1600, Rome]

v. 1590

Jost Bürgi

Cet horloger intéressé par l’astronomie invente le remontoir ains qu’un nouveau type d’échappement, deux mécanismes qui améliorent grandement la précision des horloges. Celles-ci deviennent donc satisfaisantes comme instruments scientifiques, permettant de chronométrer le passage des astres dans les instruments, ce qui aide notamment à faire de meilleures cartes du ciel.

Jost Bürgi (ou Joost ou Jobst ; latinisé en Burgius ou Byrgius) [28 février 1552, Lichtensteig–31 janvier 1632, Kassel]

v. 1590

Petrus Plancius

En 1589, avec Jacob Floris van Langren, il dresse le premier atlas céleste à inclure les constellations de la Croix du Sud (Crux) et du Triangle Austral (Triangulum Australe), de même que les nuages de Magellan.

La constellation de la Colombe (Columba) apparait en 1592 sur une mappemonde murale qu’il réalise.

En 1595, il demande à Pieter Dirkszoon Keyser, qui s’apprête à partir pour les mers du sud (il fera des escales notamment à Madagascar et en Indonésie), de cataloguer les étoiles du sud. Keyser meurt en route, mais ses assistants ramènent à Plancius une liste de 135 étoiles mesurées par celui-ci avec Frederick de Houtman [1571–1627].

En 1597 ou 1598, Plancius réalise un globe avec ces 135 étoiles, qu’il répartit en 12 nouvelles constellations : l’Abeille (Apis, que Lacaille change pour la Mouche [Musca]), l’Oiseau de Paradis (Apus), le Caméléon (Chamaeleon), la Dorade (Dorado), la Grue (Grus), l’Hydre mâle (Hydrus), l’Indien ou l’Oiseau indien (Indus), le Paon (Pavo), le Phénix (Phoenix), le Triangle Austral (Triangulum Australe), le Toucan (Tucana), et le Poisson Volant (Volans).

En 1612/1613, enfin, il réalise un globe avec Apis, la Girafe (Camelopardalis), le Petit crabe (Cancer Minor), le Fleuve Euphrate (Euphrates Fluvius), le Fleuve Tigre (Tigris Fluvius), le Coq (Gallus), le Fleuve Jordan (Jordanis Fluvius), la Licorne (Monoceros), et la Flèche du Sud (Sagitta Australis) ; presque toutes sont aujourd’hui désuètes, ayant été renommées ou fusionnées avec d’autres par les astronomes qui sont venus après Plancius.

Pieter Platevoet [1552, Dranouter–15 mai 1622, Amsterdam]

< 1600

Tycho Brahe

Excellent observateur, il fabrique ses propres instruments prétélescopiques et découvre l’erreur instrumentale ainsi que l’erreur de l’observateur, qu’il s’efforce de corriger toutes les deux. Ses résultats sont donc précis à 1′, cinq fois plus que les meilleurs du temps, et même certaines mesures sont précises en moyenne à 32,3″ !

Suite à l’observation d’une supernova en 1572 (dont il démontre que l’éclat varie), il publie en 1573 De nova stella, qui réfute l’idée aristotélicienne du ciel immuable. Il démontre par la parallaxe que les comètes ne sont pas des phénomènes atmosphériques.

En 1574 ou 1576, Tycho se fait offrir l’ile de Hven (auj. Ven) par le roi Frédéric II ; il y fait construire Uraniborg (la première pierre est posée en septembre 1576), un observatoire incomparable à l’époque, puis un autre, Stjerneborg, en 1581. Il a plusieurs assistants et élèves.

Publie le premier tome de Astronomiae Instauratae Progymnasmata (« Introduction à la nouvelle astronomie ») en 1588, peu après la mort du roi Frédéric II. En brouille avec le conseil régent du roi Christian IV (qui n’a que 11 ans !), Tycho quitte Hven en 1597 et s’établit éventuellement à Prague en 1599. Il fait construire un nouvel observatoire à Benátky nad Jizerou, à 50 km de Prague, où il travaille pendant un an avant de revenir à Prague, où il meurt environ une autre année plus tard.

Tycho conçoit un modèle du système solaire où tout tourne autour du Soleil, sauf la Lune et le Soleil lui-même, qui tournent autour de la Terre. Il découvre la variation de la longitude de la Lune de même que les librations de l’inclinaison de son orbite par rapport à l’écliptique (environ ¼° seulement !), ainsi que des oscillations dans la longitude des nœuds de l’orbite lunaire.

Astronomiae instauratae mechanica (« Instruments pour la restauration de l’astronomie ») est publié en 1598.

Parmi ses instruments, on note un premier grand compas ou demi-sextant, d’une ouverture de 30° et dont les branches mesurent 1,5 m de long, en 1569. L’appareil de bois et de cuivre (pour l’arc) est donné à Paul Hainzel à la fin de mai 1570 quand Tycho quitte Augsbourg ; il en fera construire un semblable deux ans plus tard à Herrevad, mais avec deux arcs de cuivre interchangeables de 30° et 60° — c’est donc un demi-sextant en même temps qu’un sextant. Début 1570, Tycho fait construire à Augsbourg un quadrant de 5,5 m de rayon, estimant qu’il pourra pour atteindre une précision d’une minute d’arc.

Tyge Ottesen Brahe [14 décembre 1546, château de Knutstrop, (Suède moderne)–24 octobre 1601, Prague]. Bonne prononciation danoise : [ˈtˢyːə ˈʌd̥əsn̩ ˈb̥ʁɑː] Tsu‑e Brah.

1603

Johann Bayer

Le premier atlas à couvrir toute la sphère céleste est publié en 1603 par Johann Bayer : il s’agit du Atlas Uranometria: Omnium Asterismorum continens schemata, nova methodo delineata, aereis laminis expressa.

Bayer se base sur les travaux de Tycho, et emprunte peut-être à l’atlas De le stelle fisse d’Alessandro Piccolomini, bien qu’il recense plus 1000 étoiles additionnelles.

Une autre nouveauté de cet atlas est le système que Bayer emploi pour nommer 1564 des étoiles imprimées, et qui permet de simplifier grandement la classification des étoiles : une lettre grecque suivie du nom de la constellation. Par exemple, « l’Épaule du Géant », une désignation ambigüe, devient α Ori (alpha Orionis).

L’atlas contient aussi 12 nouvelles constellations, crées peu avant la publication, dans le ciel du sud : l’Oiseau de Paradis, le Caméléon, la Dorade, la Grue, l’Hydre Mâle, l’Indien, l’Abeille, le Paon, le Phénix, le Triangle austral, le Toucan, et le Poisson volant.

Le document regroupe 51 cartes du ciel : une pour chacune des 48 constellations de Ptolémée, une pour le ciel austral qui était inconnu de Ptolémée, et deux planisphères.

Comme Plancius, Bayer utilise les données de Keyser et de Houtman. Les positions de leur 135 étoiles sont bien moins précises que celles des étoiles du nord, mesurées par Tycho, et ont parfois une erreur de près de 2° (on raconte que Keyser et de Houtman auraient pris leurs mesures depuis la hune d’un navire !).

Chaque carte est dotée d’une grille pour déterminer les positions stellaires avec une précision meilleure que le degré.

Étrangement, Bayer représente les constellations ayant une figure humaine (Orion, Persée, etc.) de dos plutôt que de face comme c’était alors d’usage. Cela rend caducs certains noms stellaires, puisque « le pied droit » devient le gauche…

Bayer coupe une partie du Centaure pour en faire la Croix du Sud ; le Lion sera ainsi scindé pour créer la Chevelure de Bérénice ; le Poisson austral engendre aussi la Grue ; le Sagittaire, la Couronne australe. L’atlas contient au total 62 constellations de même que les Nuages de Magellan.

Johann Bayer [1572, Rain, Allemagne–7 mars 1625, Augsbourg, Allemagne]

1609

Johannes Kepler

Développe trois règles mathématiques pour les orbites planétaires :

  1. L’orbite d’une planète est une ellipse, dont le Soleil occupe l’un des foyers.
  2. Les planètes balaient des aires égales en des temps égaux le long de leur orbite.
  3. Le carré de la période de révolution est proportionnel au cube de la distance de la planète autour du Soleil.

Il est aussi le premier à mentionner l’inertie comme paramètre physique, dans son Epitome Astronomiae Copernicanae en deux tomes et sept livres, écrits à partir de 1615 et publiés de 1617 à 1621. Le document contient la première version de sa troisième loi.

Sur la base des données de Tycho, il rédige les Tables rudolphines de positions planétaires en 1627. Il existait auparavant les Tables alphonsines (dressées au treizième siècle, sur la base du système de Ptolémée) ainsi que les Tables pruténiques (publiées en 1551, sur la base du système de Copernic), mais elles n’était pas assez précises. Les Tables rudolphines indiquent la position de 1006 étoiles mesurées par Kepler et plus de 400 des catalogues de Ptolémée et Bayer. Les positions planétaires sont précises à environ 1′, ce qui est suffisant pour prédire un transit de Mercure en 1631 et un de Vénus en 1639, tous deux observés (par Gassendi et Horrox, respectivement), ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Kepler fait usage des logarithmes nouvellement découverts.

Kepler devient assistant de Tycho à Prague en 1600. Grâces aux observations de Mars réalisées par ce dernier, Kepler découvre que les orbites des planètes sont des ellipses. Le travail n’est pas facile : Kepler crut d’abord que ça lui prendrait environ deux ans pour calculer l’orbite de la planète rouge, mais ça lui en a pris six, notamment parce que Tycho ne lui fournit pas toutes ses données, et qu’il lui interdit de les recopier. En fait, ce n’est qu’après la mort de Tycho que Kepler a accès à toutes les données, et encore ; les héritiers de Tycho le poursuivent en justice, réclamant des droits sur les données du maitre… Malgré certaines rumeurs, toutefois, Kepler n’a pas fait assassiné Tycho.

Le premier ouvrage de Kepler est Mysterium Cosmographicum en 1596 ; il y explique un système de polygones ptoléméens (octaèdre, icosaèdre, dodécaèdre, tétraèdre, cube) imbriqués l’un dans l’autre ainsi que dans des sphères, et qui explique les distances variées de chaque planète par rapport au Soleil.

Kepler étudie aussi l’optique (mais bizarrement, sans loi sur la diffraction) dans son Astronomiae Pars Optica, publié en 1604. Il observe la même année une supernova. Il publie aussi Harmonices Mundi en 1619. Cet ouvrage contient le version finale de sa troisième loi.

Son épitaphe est : Mensus eram caelos. Nunc terrae metior umbras. Mens coelestis erat. Corporis umbra jacet. (« Je mesurais les cieux. Je mesure maintenant les ombres de la Terre. L’esprit était céleste. Ici git l’ombre du corps »).

Son Astronomia Nova (1609) contient la première mention du mouvement elliptique des planètes autour du Soleil, et est la première œuvre publiée qui élimine les sphères célestes. Cet ouvrage est également le premier à parler de la rotation du Soleil sur son axe. Kepler démontre que les systèmes de Ptolémée (purement géocentrique), Tycho (semi-héliocentrique), et Copernic (héliocentrique, mais avec des orbites circulaires) sont imprécis, bien que légèrement, pour prédire les positions planétaires futures. Un diagramme qu’il fait du mouvement de Mars en relation à une Terre immobile montre que ce mouvement serait imparfait et jamais exactement répétitif. L’idée que le mouvement des planètes puisse ne pas être de vitesse constante est complètement révolutionnaire.

Kepler explique l’attraction des planètes par le Soleil par un système étrange d’effluves, un peu métaphysique ; bien que la force de gravitation lui soit connue, il estime qu’elle n’a pas une assez grande portée pour retenir les planètes autour du Soleil, ni même la Lune autour de la Terre. En fait, à son époque, la plupart des gens croient que la gravité est un phénomène exclusivement terrestre.

[27 décembre 1571, Weil der Stadt–15 novembre 1630, Regensburg]. Prononciation en allemand : [jo’hanəs’kɛplɐ].

Références

(Livres.)

AMICI COSENTINI, Joannes Baptistae. De Motibus Corporum Coelestium Iuxta Principia Peripatetica Sine Eccentricis Set Epicyclis. Paris, Iacobi Keruer, 1540, 66 pages. Disponible à http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k52823b

DREYER, Johan Ludvig Emil (John Louis Emil). A History of Astronomy from Thales to Kepler, deuxième édition. New York: Dover, 1953, 438 p.

(Sites Web.)

Christian Sørensen Longomontanus. (2016‑03‑03). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian Sørensen Longomontanus

David Fabricius. (2016‑03‑10). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/David Fabricius

Des révolutions des sphères célestes. (2016‑12‑04). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Des révolutions des sphères célestes

Désignation de Bayer. (2016‑10‑27). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Désignation de Bayer

Epitome Astronomiae Copernicanae. (2016‑04‑18). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Epitome Astronomiae Copernicanae

Frederick de Houtman. (2016‑03‑04). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick de Houtman

Georg von Peuerbach. (2016‑05‑30). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Georg von Peuerbach

Giordano Bruno. (2017‑01‑22). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Giordano Bruno

Johann Bayer. (2016‑03‑02). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Johann Bayer

Johannes Fabricius. (2016‑03‑04). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes Fabricius

Johannes Kepler. (2017‑01‑22). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes Kepler

Jost Bürgi. (2016‑12‑19). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Jost Bürgi

Michael Maestlin. (2016‑08‑28). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael Maestlin

Nicolas Copernic. (2017‑01‑19). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas Copernic

Nicolas de Cues. (2016‑12‑01). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas de Cues

Petrus Apianus. (2016‑05‑31). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Petrus Apianus

Petrus Plancius. (2017‑02‑13). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Petrus Plancius

Pieter Dirkszoon Keyser. (2016‑10‑12). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Pieter Dirkszoon Keyser

Tables pruténiques. (2016‑10‑31). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Tables pruténiques

Tables rudolphines. (2016‑03‑21). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Tables rudolphines

Thomas Digges. (2016‑10‑12). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas Digges

Uranometria. (2016‑11‑04). Dans Wikipédia, L’encyclopédie libre. Repéré le 13 février 2017 à https://fr.wikipedia.org/wiki/Uranometria

(Les références suivantes sont en anglais.)

Astronomia nova. (2017‑02‑13). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Astronomia nova

Bayer designation. (2017‑01‑15). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Bayer designation

Bernhard Walther. (2016‑12‑07). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Bernhard Walther

Christen Sørensen Longomontanus. (2016‑02‑04). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Christen Sørensen Longomontanus

Commentariolus. (2016‑12‑27). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Commentariolus

David Fabricius. (2016‑01‑11). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/David Fabricius

De revolutionibus orbium coelestium. (2017‑02‑03). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/De revolutionibus orbium coelestium

Epitome Astronomiae Copernicanae. (2016‑11‑02). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Epitome Astronomiae Copernicanae

Frederick de Houtman. (2016‑12‑28). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Frederick de Houtman

Georg Joachim Rheticus. (2016‑11‑13). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Georg Joachim Rheticus

Georg von Peuerbach. (2016‑09‑01). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Georg von Peuerbach

Giordano Bruno. (2017‑02‑11). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Giordano Bruno

Girolamo Fracastoro. (2017‑02‑04). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Girolamo Fracastoro

History of astronomy. (2017‑02‑12). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/History of astronomy

History of science in the Renaissance. (2017‑02‑12). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/History of science in the Renaissance

Johann Bayer. (2017‑01‑05). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Johann Bayer

Johannes Fabricius. (2016‑02‑05). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Johannes Fabricius

Johannes Kepler. (2017‑02‑13). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Johannes Kepler

Jost Bürgi. (2016‑11‑06). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Jost Bürgi

Michael Maestlin. (2016‑08‑16). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Michael Maestlin

Narratio Prima. (2016‑10‑15). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Narratio Prima

Nicholas of Cusa. (2017‑01‑26). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Nicholas of Cusa

Nicolaus Copernicus. (2017‑02‑11). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolaus Copernicus

Nicolaus Reimers. (2016‑09‑21). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolaus Reimers

Petrus Apianus. (2016‑11‑10). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Petrus Apianus

Petrus Plancius. (2017‑01‑25). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Petrus Plancius

Pieter Dirkszoon Keyser. (2016‑12‑12). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Pieter Dirkszoon Keyser

Prutenic Tables. (2016‑11‑03). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Prutenic Tables

Regiomontanus. (2016‑11‑03). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Regiomontanus

Rudolphine Tables. (2017‑01‑11). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Rudolphine Tables

Theodolite. (2017‑02‑11). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Theodolite

Thomas Digges. (2016‑10‑21). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Thomas Digges

Uranometria. (2016‑12‑12). Dans Wikipedia, The Free Encyclopedia. Repéré le 13 février 2017 à https://en.wikipedia.org/wiki/Uranometria

(La référence suivante est en italien.)

Giovan Battista Amico. (2016‑08‑07). Dans Wikipedia, L’enciclopedia libera. Repéré le 13 février 2017 à https://it.wikipedia.org/wiki/Giovan_Battista_Amico

© 2017 Astronomie-Québec et Pierre Paquette · Tous droits réservés